Archive for janvier, 2014

29 janvier 2014

Le jihad de l’ijhad*

« Nous avons choisi le plus souvent d’inciter par la loi mais imposer est parfois la façon de changer les choses. » Najat Vallaud-Belkacem.

Dans la grande famille hétéroclite des ismes, des membres antithétiques et fondamentalement opposables peuvent paradoxalement trouver dans l’analogie d’un certain fanatisme militant, un dessein commun.
L’intégrisme islamique et l’intégrisme féministe en sont deux exemples probants, un pléonasme pour le premier, et sans une profonde remise en question, également pour le second.

Malgré les cris d’orfraie que cette promiscuité idéologique suscite, hiératique pour les un(e)s et hérétique pour les autres, je propose, à défaut d’atténuer cet éréthisme, d’expliciter brièvement le raisonnement qui sous-tend le sophisme apparent que ce rapprochement anticonformiste provoque.

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Je réfute et combat toute forme d’intégrisme, car celui-ci rend toute discussion pragmatique illusoire. Et je suis évidemment prêt à me battre pour défendre les droits et l’intégrité corporelle et psychique de tout être humain qui en est la victime, en particulier les femmes, voilées ou libres, dévoilées ou soumises, et ce, avec autant de détermination que celle de défendre l’humain qu’elles porteraient en elles, du fanatisme idéologique qui, d’une part, veut fondamentalement les soumettre, et d’autre part qui croit les rendre fondamentalement libres. Autant une idéologie totalitaire croit avoir le droit divin de disposer du corps vivant des femmes en les déshumanisant, en ignorant leur détresse, autant une autre idéologie croit devoir donner le droit aux femmes de disposer du corps vivant qu’elles portent en elles, en le déshumanisant, par l’acharnement à proscrire tout débat voire toute réflexion sur l’interruption de grossesse, en instaurant le “délit d’entrave” où le seul acte d’”informer” ou d’exercer des “pressions morales et psychologiques”est considéré délictuel.

De plus en plus, l’intégrisme féministe fait preuve d’une imagination débordante, avec ses dérives, ses lubies et ses extravagances, ses frasques casuistiques ridicules, visant sous couvert d’un progressisme phallophobe à radier du lexique linguistique conventionnel toutes les, oh combien dangereuses, consonances traditionnelles ou culturelles de nombreux aspects de notre vie quotidienne jusqu’à s’immiscer dans la sphère privée et inchallah bientôt dans la chambre à coucher. Le panel est large et ne cesse de s’élargir. De l’effacement de l’expression «du bon père de famille», à la dénonciation de la «suprématie masculine» en occident comme étant «la dernière aristocratie», aux jouets «sexistes», aux cuvettes de WC «sexistes», à l’humour «sexiste» et j’en passe et des meilleures, on ne cherche plus à améliorer la complémentarité homme-femme, mais, par un esprit revanchard on se livre à émasculer toute une société.

Au sein du pouvoir actuel, existe des personnes exécutantes, non voilées mais qui pratiquent néanmoins le jihad, en particulier celui de l’ijhad*, en usant et abusant de la liberté que leur confère notre apparente démocratie, de concert avec la domination que leur attribue leur statut, dans le but ultime de nuire au plus profond de notre culture. Entre-temps les fondements familiaux de celle-ci sont en train de s’effondrer alors qu’en face, sur le même territoire, une autre civilisation, à l’état provisoirement embryonnaire et non vouée à l’interruption, attend patiemment de reconstruire une société sur les décombres que nous lui aurons laissé en héritage.

Comme si l’ouverture des vannes de l’immigration spécifiquement musulmane et les naturalisations qui en découlent ne suffisaient pas, car si on voulait changer de peuple en faveur d’un autre, favoriser notamment la démographie d’une population au dépens d’une autre, on ne s’y prendrait pas autrement.

* avortement en néo-français.

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19 janvier 2014

Précautions d’usage lors de votre séjour au R.B.F.

Il est d’usage de prendre certaines précautions lors d’un séjour en pays exotique. Non loin de chez nous, le R.B.F. (Royaume Bananier François), ne fait pas exception, car y subsistent, de manière endémique, des pathogènes dont l’inoculation peut altérer de manière significative les capacités cognitivo-sensorielles.

A défaut d’en faire une liste exhaustive, nous énoncerons ici les principales familles, en particulier, les plus contagieuses d’entres-elles. Que ce soit des pathogènes du groupe des Baciles De Morand, de la rage Joffrinique, ou sa variante Dély, la Coheniose du voyageur, la Caronite aiguë dysenthérique, ou même le Pujadavirus, dont la petite taille le classe, comme son nom l’indique, dans la famille des virus, une symptomatologie commune chez les victimes inoculées est invariablement récurrente: une altération significative de la perception de la réalité.

A ce symptôme ubiquitaire se greffent des spécificités symptomatologiques. On parle de triade.

Un délire chimérique, un songe, en direct ou en différé, l’individu atteint, peut exulter une profonde croyance, quasi métaphysique, dans son déni total du réel, qu’il arrive parfois à faire douter l’individu sain, de cette même réalité, à laquelle ce dernier, toujours des derniers aux yeux du malade, est pourtant quotidiennement confronté. Ces cas de figure où le Raël remplace le réel, sont heureusement devenus de plus en plus sporadiques. On parle de l’immunité acquise ou de l’effet préventif des traitements non conservateurs dits réactionnaires. On y reviendra.

De plus, le signe qui précède une évolutivité, coïncide avec une déconnexion, une désorganisation du contenu sémantique avec la réalité, dans l’écriture et le verbe de l’individu malade. Des bizarreries casuistiques, où ce qu’on appelle dans le jargon collectiviste périodique, quotidien, hebdomadaire, ou mensuel, la novlangue, où le sens des mots est systématiquement transfiguré. Dans des cas sévères, le langage devient incompréhensible pour le commun des mortels.

Le dernier élément de cette triade, implique le délire paranoïde de persécution. Toute personne, ou groupe de personnes, est susceptible d’être persécutée, victimisée, stigmatisée, du moment où un avis critique est émis à son égard, surtout si celui-ci est étayé par le réel. Le réel, ou plutôt l’altération de sa perception, vous l’avez remarqué, constitue l’étiologie pathognomonique de cette terrible affection. La désorganisation de la pensée et du discours s’accompagne alors d’une frénésie accusatrice envers les défenseurs de ce même réel qui vient contredire les croyances des partisans de cette vérité onirique et pathologique.

Il est donc bien utile de rappeler aux aventuriers imprudents se rendant en R.B.F. que cette situation épidémique est bien plus grave que celle vécue en Espagne en1918, comme en témoignent les manuels sur la grippe espagnole où des millions d’individus inoffensifs ont valsé dans le trou. La chronicité de l’exposition à ces germes nuisibles les rendant de plus en plus difficile à traiter, il est conseillé de prendre les remèdes dès l’apparition d’un symptôme évocateur. Les abonnements à une certaine presse ou à certains médias devraient aider à évoquer, voire à confirmer le diagnostic.

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Dans la pharmacopée, des remèdes existent. Malheureusement, ceux-ci seront bientôt interdits en R.B.F. où les procès pour pratique illégale de la médecine traditionnelle voire des accusations en sorcellerie se multiplient. Nous en citerons quelques uns, les plus susceptibles d’être proscrits à court terme: le Taddeiflu en générique, le Milletol, en prescription magistrale, dont il n’est plus nécessaire de faire l’éloge, le Ménardil en dragées sécables, en vente libre, le classique et toujours remarquable Rioufolame en perfusion hebdomadaire, sans oublier évidemment le traitement par excellence, l’Elixir de la mère Zemmour à consommer sans modération.

Tous ces traitements sont, évidemment dénués de tout effet secondaire.Quand au Fourestil en suppo, comme l’écrasante majorité de ses analogues au Royaume Bananier François, il garde toujours sa place de choix.

12 janvier 2014

Lettre à Valérie…

Chère Valérie,

Suite aux événements récents, je me permets de t’adresser ce petit mot car, dans ces circonstances que j’imagine terriblement douloureuses pour toi, tu dois certainement avoir besoin d’un soutien moral. Quoi de plus normal, pour un citoyen comme moi, que de vouloir soutenir la Première dame de France dans la terrible affliction dans laquelle cette trahison la jette.

Je me permets de te tutoyer, dans le but louable de rechercher cette proximité à ton encontre, proximité dont tu dois avoir besoin en ce moment, mais que tu as apparemment eu du mal à établir avec la grande majorité de tes concitoyens. Sois-en certaine, ce tutoiement n’a nullement vocation à dénigrer ton honorable statut, bien que celui-ci reste d’ailleurs encore à définir.

Valérie, très sincèrement, je me demande ce que tu vas faire. Mais sache que tu as mon soutien indéfectible dans tout ce que tu entreprendras pour laver ton honneur bafoué. Tu vas la jouer digne, comme tu l’as toujours été, comme quand tu as contraint notre futur Président à t’embrasser sur la bouche devant la mère de ses enfants qui, j’en suis certain, sera très compréhensive sur ton ressentiment actuel. T’a-t-elle déjà réconfortée ? Ça ne saurait tarder, j’en suis convaincu. Un tweet de soutien, ça va tellement vite de nos jours et ça fait tellement du bien.

Digne tu l’as été. Et digne tu le resteras. Tes six conseillers sont là pour te le rappeler. Ce serait dommage de te dépouiller de tant d’avantages pour une banale histoire de tromperie. Si ça peut te consoler, tu n’es pas la seule, car la plupart de tes concitoyens ont le même sentiment : celui d’avoir été cocufiés pendant presque deux ans. Deux ans déjà. Que le temps passe vite. C’est douloureux, je sais, mais le temps cicatrisera certainement ta souffrance et calmera surtout cette appréhension que tu dois avoir en ce moment. Celle de tout perdre, tes prérogatives, ta dignité et la face.

Deux ans déjà, Valérie. Deux ans qu’on te côtoie. Deux ans et, sincèrement, je n’arrive pas à avoir de l’empathie pour ce qui t’arrive. Je devrais. Mais je n’ y arrive pas. Et je ne suis pas le seul.

Désolé, Valérie, mais je ne peux pas compatir. Car je ne voudrais pas être tenu pour faux, factice, mensonger, hypocrite, illégitime ou arriviste.

Et ça, je suis certain que tu comprendras.

Bien à toi.

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http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/lettre-valerie,47213

8 janvier 2014

Le philosophe qui fait toujours mouche.

«Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche;
Prétend les animer par son bourdonnement».
Je ne sais pas vous, mais moi, le chemin sablonneux au Soleil exposé, me fait penser à un désert, le Sahara possiblement, et la Mouche, à Bernard-Henri Lévy, certainement.

Petite mouche du navet (Delia florais) ou minuscule mouche de Lybie (Cochliomyia hominivorax), Bernard-Henri Lévy, proportionnellement BHL, a tout du comportement de ces infatigables asticots.

En commençant par le regard, sur tout et partout. Vif, ardent, multiple, aux côtés des résistants en Afghanistan, en passant par la Bosnie, la Georgie, le Kosovo, l’Irak, le Mali, et plus récemment Lampedusa, la Syrie et l’Ukraine, pour les causes majeures, puis par son soutien à Polanski, pour les causes mineures, à Khodorkovski et Taubira pour les causes décousues. BHL est à toutes les sauces et j’en passe et des meilleures. Et BHL cause, BHL, interpelle, conteste, vrombit, influence, catéchise et bourdonne, devant la caméra et derrière la caméra, telle une mouche attirée par la lumière incandescente de l’ampoule, et qui finit inévitablement par être grillé(e).

Femen avant les Femen, chemise blanche décolletée, BHL tâte à tout et s’immisce, lui, pudiquement, partout. Toujours pour du noble et pas qu’à du Dombasle. Mais toujours avec la même fougue.  Il est de tous les combats, un guerrier moral, un fondamentaliste de la justice, un intégriste de la liberté, un ayatollah de la démocratie. Les américains ont eu John Rambo dans Rambo, nous, on a eu droit à Bernard-Henri Levy dans le Serment de Tobrouk, les muscles et la crédibilité en moins. Car BHL le juste, n’a peur de rien, ni de la peur fictive, ni de la menace des fausses balles ni, surtout, des vraies blondes non masquées dont le discours semble obsessionnellement peu mielleux à son goût.

Car BHL, craint le populisme, certes, mais pas le botul-isme, ni la honte et encore moins le ridicule des contrevérités confuses ou des confusions véridiques, car la nature a fait de BHL, un BHL trop grand, trop fort, trop beau, trop tout. Il n’y peut rien, BHL, il n’est tout simplement pas comme nous, il est au dessus de nous, un peu comme une mouche qui vole haut, très haut, mais dont on entend inlassablement le bourdonnement, qu’il en devient parfois agaçant.

D’ailleurs, la hantise de BHL, son talon d’Achille dans ce monde violent qu’il ne cesse de dénoncer, ce sont les attentats. Les attentats pâtissiers au faciès. Pourtant les mouches et le sirupeux devraient s’entendre. Pas dans le monde de BHL.

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De deux choses l’une. Ou bien les béotiens que nous sommes n’avons pas tout compris chez BHL, sa logique, sa casuistique, son fond, son inconséquence sur la séquence des conséquences de ces interventions dans le monde ci-bas. Ou bien BHL serait en fait un philosophe qui a raté le coche, une nouvelle espèce de philosophe inique et inutile, un drosophilosophe.
Ho, ho. De l’humour à deux balles me diriez-vous. Je sais. Mais pour un philosophe d’une telle envergure, je n’ai pas su trouver mieux.«Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.»

Jean de Lafontaine. Le coche et la mouche.
3 janvier 2014

«Le vrai génie de Paris, ce sont les Pharisiens.»*

«Les Français, où qu’ils le cherchent, ont besoin de merveilleux» disait le Général. Le Général de Gaulle, évidemment. De manière plus contemporaine, quand on parle de Président, c’est celui à pâte molle dont il s’agit, tous les autres ayant laissé un arrière-goût d’amertume. J’ y reviendrai.

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La candidate gaulliste aux municipales parisiennes a donc compris. Elle a bien assimilé ce message, et l’applique en conséquence à merveille, quand elle le peut et où elle le peut. Mais, Nathalie Kosciusko-Morizet, avant d’avoir eu sa carte à l’UMP, a quand même été une petite fille. Une gentille petite fille modèle qui a rêvassé en lisant les aventures merveilleuses de Martine, bande dessinée publiée dans la collection Farandole. Une petite fille qui est devenue une grande fille, au regard séraphique, bien élevée, au sein de sa famille politique, et qui n’a avec l’âge, néanmoins pas oublié ses références littéraires juvéniles. Martine.

Martine partageait ainsi ses aventures avec son frère Jean. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, NKM pour les tous petits, c’est toujours Jean, mais -François Copé, ou -Louis Borloo, en fonction des circonstances. Martine était toujours en compagnie de Patapouf. Aujourd’hui, c’est plutôt Bournazel.  A l’instar de Martine prend le train, Martine a une étrange voisine, drôles de fantômes, Martine fait du théâtre, protège la nature, Martine petite maman, Martine, il court, il court le furet, Martine et l’âne Cadichon, Martine et le chaton vagabond, NKM nous fait respectivement le coup de NKM prend le métro – et y fait des rencontres formidables, NKM, pour le mieux vivre ensemble, pour la sécurité, NKM fait de la politique, la taxe carbone, enceinte allongée sur l’herbe près d’une harpe, NKM débordée par les dissidences, a Anne Hidalgo comme adversaire, et plus récemment, NKM fume une clope avec les SDF sur le trottoir.
Et en parlant de trottoir, une seule consolation, voire un soulagement de taille. Un mois après l’adoption de la loi espérant lutter contre la prostitution, NKM nous fait grâce de NKM au Bois de Boulogne, NKM en bas résille. C’est ça aussi être politicien, de nos jours. S’adapter. Entendons-nous.

On aurait presque eu le privilège de voir NKM sous toutes les coutures, durant cette féerique campagne.

On s’en prend à NKM. Mais NKM n’est somme toute qu’un symptôme, un pathétique symptôme de ce qu’est devenu le spectacle de la politique, dans un pays qu’on a encore le droit d’appeler la France. Car quand le fond est atteint et qu’on commence à creuser, il ne reste plus à nos valeureux politiciens que la forme. Une forme uniforme et difforme pour une bande décimée au rabais.

Le Général, encore lui, disait: «Il n’ y a que les arrivistes pour arriver». A ce rythme ils y arriveront tous. Et ça, les pharisiens de la République l’on bien compris.

Et si seulement le Général, pouvait, par miracle, échanger toutes les Martine contre une seule Marine. Pour une fois changer.

* Slogan pour la ville de Paris emprunté à NKM. Légèrement modifié.

2 janvier 2014

Présidente Léonarda

Présidente Léonarda

François Hollande a prononcé ce mardi soir 31 décembre ses vœux pour 2014.

Ne ratez pas ceux de Léonarda demain à la même heure.