Le philosophe qui fait toujours mouche.

«Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche;
Prétend les animer par son bourdonnement».
Je ne sais pas vous, mais moi, le chemin sablonneux au Soleil exposé, me fait penser à un désert, le Sahara possiblement, et la Mouche, à Bernard-Henri Lévy, certainement.

Petite mouche du navet (Delia florais) ou minuscule mouche de Lybie (Cochliomyia hominivorax), Bernard-Henri Lévy, proportionnellement BHL, a tout du comportement de ces infatigables asticots.

En commençant par le regard, sur tout et partout. Vif, ardent, multiple, aux côtés des résistants en Afghanistan, en passant par la Bosnie, la Georgie, le Kosovo, l’Irak, le Mali, et plus récemment Lampedusa, la Syrie et l’Ukraine, pour les causes majeures, puis par son soutien à Polanski, pour les causes mineures, à Khodorkovski et Taubira pour les causes décousues. BHL est à toutes les sauces et j’en passe et des meilleures. Et BHL cause, BHL, interpelle, conteste, vrombit, influence, catéchise et bourdonne, devant la caméra et derrière la caméra, telle une mouche attirée par la lumière incandescente de l’ampoule, et qui finit inévitablement par être grillé(e).

Femen avant les Femen, chemise blanche décolletée, BHL tâte à tout et s’immisce, lui, pudiquement, partout. Toujours pour du noble et pas qu’à du Dombasle. Mais toujours avec la même fougue.  Il est de tous les combats, un guerrier moral, un fondamentaliste de la justice, un intégriste de la liberté, un ayatollah de la démocratie. Les américains ont eu John Rambo dans Rambo, nous, on a eu droit à Bernard-Henri Levy dans le Serment de Tobrouk, les muscles et la crédibilité en moins. Car BHL le juste, n’a peur de rien, ni de la peur fictive, ni de la menace des fausses balles ni, surtout, des vraies blondes non masquées dont le discours semble obsessionnellement peu mielleux à son goût.

Car BHL, craint le populisme, certes, mais pas le botul-isme, ni la honte et encore moins le ridicule des contrevérités confuses ou des confusions véridiques, car la nature a fait de BHL, un BHL trop grand, trop fort, trop beau, trop tout. Il n’y peut rien, BHL, il n’est tout simplement pas comme nous, il est au dessus de nous, un peu comme une mouche qui vole haut, très haut, mais dont on entend inlassablement le bourdonnement, qu’il en devient parfois agaçant.

D’ailleurs, la hantise de BHL, son talon d’Achille dans ce monde violent qu’il ne cesse de dénoncer, ce sont les attentats. Les attentats pâtissiers au faciès. Pourtant les mouches et le sirupeux devraient s’entendre. Pas dans le monde de BHL.

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De deux choses l’une. Ou bien les béotiens que nous sommes n’avons pas tout compris chez BHL, sa logique, sa casuistique, son fond, son inconséquence sur la séquence des conséquences de ces interventions dans le monde ci-bas. Ou bien BHL serait en fait un philosophe qui a raté le coche, une nouvelle espèce de philosophe inique et inutile, un drosophilosophe.
Ho, ho. De l’humour à deux balles me diriez-vous. Je sais. Mais pour un philosophe d’une telle envergure, je n’ai pas su trouver mieux.«Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.»

Jean de Lafontaine. Le coche et la mouche.
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One Comment to “Le philosophe qui fait toujours mouche.”

  1. BHL est un pervers narcissique, ou… un Antéchrist !

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