M comme musulman.

Il était temps. Car on a failli attendre et c’est sans grande révélation que le prénom du jihadiste du terroir, principal suspect de la tuerie de Bruxelles a été finalement révélé. Mehdi qu’il s’appelle. La famille à Mehdi serait apparemment « très choquée », »on n’est pas bien et on ne s’y attendait pas » aurait dit sa tata.

Ce Français récemment désouché de Syrie parlait, selon son avocate Me Soulifa Badaoui, d’»entamer une capacité en droit». Comme quoi dans les esprits de certains de nos concitoyens il peut subsister un fâcheux amalgame entre le droit républicain et la charia. Toujours selon Me Badaoui, «de toute ma clientèle, Mehdi Nemmouche est le dernier dont j’aurais imaginé cela». En corollaire, on n’ose pas imaginer ce dont seraient capables les moins désinvoltes de la cohorte des clients de Soulifa pratiquant dans la charmante et diverse bourgade de Roubaix. Soit.

Arrêté par hasard, ce français connu dès 2004 des services de la jeunesse stigmatisée, s’appelle donc Mehdi Nemmouche. M comme Mehdi. M comme Mérah, Mohammed ou musulman. Sans vouloir viser le Godwin récurrent de l’amalgame islamo-casuistique, on se hasarderait à s’interroger, après tous ces faits divers, somme toute de moins en moins divers, si une religion, plus précisément l’islam, qui condense à la fois autant d’adeptes immodérés qui passent à l’acte et d’adeptes modérés qui sont communément éberlués par l’acte en question, ne serait somme toute assez propice dans ses fondements mêmes à promouvoir de tels agissements.

C’est donc juste une interrogation venant d’un mécréant circonspect. Pas besoin de me traiter de nauséabond islamophobe si j’ose douter des fondements pacifiques et tolérants de la religion du même nom. Même le plus érudit, le plus intellectuel et le non moins photogénique d’entre eux,Tarik Ramadan, lançait déjà en 2003 un pavé dans la mare en proposant un moratoire sur les pieux lancements de pavés à visée lapidaire et avait promis, en son temps, de poursuivre son idée avec des savants musulmans, d’Arabie Saoudite au Nigéria (sic!), en lançant solennellement un «appel international à un moratoire sur les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman». Il souhaitait par ce biais, en ce début de deuxième millénaire après Jésus-Christ, enrichir le débat à l’intérieur des communautés musulmanes.

Comme Tarik donc, je me pose des questions. Si Ramadan me dit que le message principal du Coran et des Hadiths, hors principe d’abrogation évidemment, est pacifique et que les multiples attentats islamiques ne sont que des actes isolés commis par des croyants sans histoire, comment se fait-il que ces croyants exhibent toujours le même Coran, récitent les mêmes versets, déclament la même shahada avant leurs méfaits, avec la même dévotion que leurs coreligionnaires modérés aphones et systématiquement médusés devant de telles atrocités.

 

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En tant que thérapeute, et devant une fièvre je me pose toujours une question. Faut-il traiter uniquement le syndrome fébrile ou plutôt le mal sous-jacent? Dans la même veine, ne faudrait-il pas un jour songer à proposer un moratoire par le biais d’éminents savants musulmans sur les préceptes impétueux et non ambigus émanant de la religion dite d’amour, de tolérance et de paix?

Ou bien c’est tout simplement kif-kif.

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One Comment to “M comme musulman.”

  1. Excellent ! …Et si vrai !

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