Archive for septembre, 2014

26 septembre 2014

Faites le jihad, pas la guerre.

Récemment, lors d’une conférence en Inde, le chef spirituel des bouddhistes, le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, a condamné les violences commises au nom de la religion du même qualificatif, celle qu’on ne devrait plus citer, en particulier lorsqu’elle est associée aux pires abominations accomplies en son nom. Le mot d’ordre de ce nouvel ordre moral étant évidemment de ne pas stigmatiser, de ne pas s’épandre dans l’amalgame phobique et facile.

Fort de son expérience de quatorze réincarnations, notamment durant l’extermination intégrale, entre 1000 et 1525 de notre ère, de 50 à 80 millions d’Hindous dans la région du nord-est de l’Afghanistan, actuellement connue sous le nom de Hindi Kouch (littéralement massacre des hindous), territoire aussi vaste que l’hexagone, par les adeptes de vous devinez quoi, la destruction des trois Bouddhas de Bâmiyân, par les inconditionnels de la religion de vous devinez qui, et plus récemment l’avènement de l’EI, le très connecté i-Etat, dont on se devrait dorénavant se retenir d’épeler l’acronyme, sa Sainteté estime « que l’idée de jihad, ou guerre sainte, était mal interprétée par les musulmans extrémistes », et de rajouter bonnement que le jihad « ne signifie pas faire du mal aux autres ».

Etonnament cette profonde érudition en ce qui concerne les subtilités fondamentales de la religion dont l’anagramme pour les cruciverbistes non crucifiés est « si mal », ne se limite pas aux plus hautes instances religieuses mais également politiques. En effet, hormis Obama dont on peut aisément comprendre la gnose en la matière, lui qui a été « bercé durant son enfance par les doux appels des muezzins », d’autres dirigeants, même si officiellement non encore convertis à ladite religion, ont acquis au fil des décapitations et autres joyeusetés, cette formidable omniscience de prêcher à leurs ouailles ce qui peut être attribuable, ou non, à ses dogmes fondamentaux. De manière non exhaustive, Bush après les attaques du 11 septembre, Cameron après la décapitation publique à Woolwich, Clinton après le lynchage de son ambassadeur en Lybie ont systématiquement tenu le même discours. Ces actes ne sont que la perversion des dogmes de vous savez quoi.

La République heureuse a également ses ulémas, qui ne tarderont pas à catéchiser dans le même sens en réaction à la décapitation d’Hervé Gourdel. Des Lumières en terme d’exégèse, comme par exemple Nicolas Sarkozy qui, récemment se félicitant d’avoir au moins deux neurones, se vantait déjà en 2005 en parlant de l’islamisme comme un « islam plus épicé qui a toute sa place à la table de la République », introduisait trois années plus tôt, les Frères Musulmans, le mouvement Tabligh, ainsi que les islamistes turcs du Milli Gorus au sein du Conseil Français du Culte Musulman et donnait, la même année, le feu vert à la Ligue Islamique Mondiale, soutenue par l’Arabie Saoudite, pour le financement de la construction de mosquées sur le territoire Français, et pourquoi pas à Colombey-les-Deux-Eglises. Mais encore, le meilleur gaulliste d’entre eux, Alain Juppé, en 2011, conseillait avec sagesse de ne pas « stigmatiser a priori tous ceux
qui se qualifient d’islamistes ». Plus imam que moi tu meurs, plus mufti je te lapide.

 

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Et le Dalaï Lama de conclure que le jihad se devrait, à juste titre d’ailleurs, d’être « un combat contre nos émotions destructrices ». Les indigènes de la République espèrent en conséquence que leurs concitoyens musulmans modérés, qui, constituant comme nous le savons tous, l’écrasante majorité aphone de ceux qui ont correctement assimilé ce concept de « guerre sainte », affirmeront publiquement au cours de leur grande manifestation nationale prévue ce trente-et-un septembre, leur désaveu envers les préceptes si mal interprétés par leurs coreligionnaires immodérés. En clamant haut et fort « faites le jihad, pas la guerre ».

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11 septembre 2014

Vaccin et traitement.

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6 septembre 2014

Hollande : même BHL le lâche…

De tous les organismes vivants subsistant dans notre écosystème, fussent-ils unicellulaires ou mammifères, Bernard Henri-Levy est probablement celui qui suscite encore, de nos jours, hormis l’antipathie, le plus d’inspiration. On en a tellement dit, qu’on ne sait plus quoi dire sur cette espèce d’égérie philosophale et son impénétrable magnétisme cabalistique envers la cour républicaine, qui fait, et qui continue, à faire couler beaucoup d’encre. Et autant de sang.

Une muse des temps modernes. Une nature morte. Un électro-encéphalogramme plat iront jusqu’à vous dire les langues envieuses. Un genre d’Attali, en moins sénile, mais en plus abscons. Mais voilà, Bernard Henri-Levy, ordinairement droit dans ses bottes quand il s’agit d’en provoquer le bruit dans de lointaines contrées, vient dans le cas de l’accident Hollande de retourner sa chemise (oui je sais, trop facile).

 

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Après avoir favorisé la chute de Kadhafi sous les auspices militaires et diplomatiques de Sarkozy, avec les conséquences pour lesquelles les habitants de Benghazi, Misrata et des alentours, lui seront éternellement reconnaissants, les survivants du moins, et de moins en moins, le voilà qui laisse tomber Hollande, pour qui, il avait pourtant appelé à voter lors de la dernière présidentielle, après avoir partagé un amuse-gueule avec celui qui n’aime pas les riches, autour d’une des tables les plus chères de la capitale.

Après Ruquier, Noah, Balasko, Fontenay, Bedos géniteur, Berry et Massonneau, en résumé le millésime de la bonne conscience collective des 13% de presbytes qui soutiennent encore François Hollande, c’est au tour de BHL d’être déçu, allant jusqu’à souhaiter le retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique française en arguant qu’«il n’y a pas mieux à droite que l’ancien président de la république». Pour transcrire dans le vocabulaire plus officiel habituellement usité par nos élus de la République, c’est un peu comme dire «casse toi pov’con des sans-dents».

BHL, en priapique chronique de la gâchette facile, au cinéma ou quand il fait son cinéma sur la place Maidan, pour la Bosnie, la Georgie, le Kosovo, l’Irak, pour les causes majeures, ou pour son soutien à Polanski, pour les causes mineures, n’a, en particulier, pas avalé la frigidité hésitante de Hollande concernant le conflit syrien. «Sauver l’euro, ce sont des obligations impérieuses – mais sauver un peuple ? Et en quoi le drame grec empêche-t-il de décrocher le téléphone pour, comme le fit votre prédécesseur, convaincre vos homologues russe et chinois que leur soutien aveugle au terrorisme d’Etat syrien les déshonore et les affaiblit ? » s’offusquait-il en 2012 dans une lettre ouverte publiée dans plusieurs organes de propagande européens.

Alors, tu parles qu’«il n’y a pas mieux à droite» que Sarkozy, surtout si le retour de celui, qui, dans le cadre d’un «renforcement des liens entre la Libye et la France», a bivouaqué avec Kadhafi dans les jardins de la résidence officielle de l’Hôtel Marigny, redonnerait à notre ayatollah des bonnes consciences, l’opportunité de jouir d’une quelconque guerre contre le despote nominé du jour.

Hier soir, je faisais réciter « Le Coche et la Mouche » de Jean de la Fontaine, quand la vision de Bernard-Henri Lévy vint brutalement me soustraire à la douce voix de mon aînée. Une horrible vision chimérique d’un être mi-drosophile mi-BHL, une sorte de «drosophilosophe», dont le bourdonnement et l’agitation impétueux agacent et irritent. La vérité sortant de la bouche des enfants, ma fille terminait ainsi sa poésie :

«Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.»

Dans le cas d’une mouche, il suffit juste de l’écraser.

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/hollande-meme-bhl-lache,102684

 

3 septembre 2014

Je ne hais pas l’islam, je l’ai juste compris.

Pour le moment, ça se passe en Allemagne, en Autriche et en Croatie et plus récemment, en République bienheureuse durant la gastronomique période du jeûne du Ramadan.

A Stuttgart, par exemple, des groupes de salafistes distribuent gratuitement le Coran, et le patron de Wittwer, la plus grande libraire de la quatrième ville d’Allemagne, n’en peut plus nous apprend-on. Depuis des mois, des musulmans se sont installés devant l’entrée de son établissement et distribuent des exemplaires de l’impression divine jusque même parfois à l’intérieur de son commerce. Les clients commencent même à se plaindre en allant jusqu’à l’associer à ces prosélytes zélés. « Toutes les plaintes ont le même contenu. Ce qui gêne tout le monde, c’est que les clients soient abordés juste devant un magasin. “Beaucoup de gens répugnent désormais à aller en ville pour cette raison”  avertit la représentante de l’association des commerçants du centre-ville.

Sans états d’âmes, posons-nous quand même cette question. Etre un dynamique et motivé zélateur de la religion d’amour, fait-il de vous invariablement un salafiste? Ces bénévoles et enthousiastes musulmans ne font somme toute que distribuer le Coran, base doctrinale fondamentale partagée invariablement par tous les adeptes de l’oumma, la communauté planétaire des musulmans, dans le but louable de promouvoir les principes humanistes de leur culte commun. Même le plus nauséabond identitaire, fut-il d’outre-Rhin, n’y trouverait aucun signe de malveillance dans ce partage altruiste. On virerait facile vers l’amalgame.

D’accord, les langues impies vous diront que cet abécédaire de la tolérance intègre est brandi par les islamistes avant de décapiter le mécréant, les mêmes versets récités avant de lapider l’adultère, fouetter l’homosexuel, couper la main du voleur, le même Coran qui trône à côté du drapeau de l’Etat Islamique, exposé par les kamikazes martyrs du Hamas ou du Hezbollah, avant d’exploser, cité comme référence immuable par  Boko Haram, les Talibans, les Frères musulmans, Ansar- al -Islam, le Front Islamique du Salut etc. etc., sans oublier votre subventionné imam du quartier qui prêche modérément dans les mosquées de la République. Le même Coran. Pas une virgule, pas un point de différence au risque de dénaturer son message intrinsèque, entres autres, de paix universelle : « Faites le jihad, pas la guerre ».

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D’ailleurs, ce prosélytisme commencerait à porter ses fruits, selon ces nouveaux témoins d’Allah qui ont réalisé une vidéo sous le titre : « L’Europe se convertit en masse à l’Islam ». Chez nous aussi, cette islamisation n’a même plus la pudeur d‘être sournoise, bénéficiant ouvertement du soutien complice de ceux qui nous ont inlassablement et éhontément parlé d’un islam en France, d’islam de France, d’islam avec la France, d’islam pour la France, d’islam qui fait partie intégrante de l’Histoire de France, alors qu’ils savent pertinemment bien que ce sont toutes des affirmations trompeuses et mensongères et que la seule et unique vérité est qu’il n’y a qu’un seul, unique et indivisible islam, celui qui défend exclusivement la cause de l’islam, celui du Coran et des Hadiths, celui qui ne peut, intrinsèquement, qu’être contre la France.

L’esprit munichois imposé depuis un bail sur les consciences inhibe toute critique fondée du Coran, de remettre en question factuellement les dogmes les plus mortifères qui y sont explicités sans aucune ambiguïté.

De ce fait, les procès en islamophobie, la nouvelle prohibition menée par les islamobéats contemporains, bien-pensants et antiracistes, le nouveau maccarthysme pratiqué par les notables élus de la République, interdisent d’interdire l’islam et accusent à tort et à travers d’incitation à la haine raciale. Pourtant, il n’est nulle question de race, en encore moins de haïr l’islam. Car il suffit juste de le comprendre. Mais est-il possible de ne pas le haïr une fois qu’on l’a compris?

Pierre Mylestin

http://ripostelaique.com/je-ne-hais-pas-lislam-je-lai-juste-compris.html