Archive for juin, 2015

7 juin 2015

Le Chevalier, la Mort et le Diable

dominique-venner

« Cette mort, nous lui devons d’en faire un point de non-retour. Qu’elle nous aide à nommer ce qui survient, pour commencer – à nommer vraiment : conquête, contre-colonisation, lutte pour le territoire, choc des civilisations, guerre de religion, changement de peuple. Puis à nous unir, malgré nos divisions, pour empêcher ce qui survient de survenir plus longtemps. »

C’est par ces mots que Renaud Camus prononçait, le 31 mai 2013, l’éloge funèbre de Dominique Venner, dénonçant le « Grand Remplacement, le changement de peuple et le changement de civilisation qu’il implique nécessairement, comme la raison principale de son geste, à la fois, et comme la plus grave, de très loin, des menaces qui pèsent sur nous et sur notre histoire ».

Son sacrifice est un « un hommage à la place immense que tiennent l’Église et la foi, le christianisme, dans notre culture et notre civilisation menacées, pour nous alerter, nous réveiller, nous tirer avant qu’il ne soit tout à fait trop tard de l’hébétude où nous gisons ».

Et le philosophe Alain de Benoist de poursuivre, ce même jour, « son geste dicté par le sens de l’honneur au-dessus de la vie ; cette façon de mourir est l’issue la plus honorable lorsque les mots deviennent impuissants à exprimer ce que l’on ressent, […] et les béotiens et les lilliputiens qui rédigent ces bulletins paroissiaux de la bien-pensance que sont devenus les grands médias ont été incapables de comprendre le sens même de ce geste. »

Il n’était ni un extrémiste, ni un nihiliste, ni un désespéré. Il s’est donné la mort dans la cathédrale Notre-Dame de Paris pour « réveiller les consciences assoupies, un appel à agir, à penser, à continuer; […] les peuples qui oublient leur passé, qui perdent la conscience même de leur passé se privent d’un avenir. »

Depuis lors, le peuple s’est mué en Charlie, il y eut les frères Kouachi, Coulibaly, le changement de peuple par les mers et les ventres des mères voilées, les églises profanées, les déséquilibrés, l’Ukraine, le racolage transatlantiste, la GPA fruit des entrailles de la République, le Grand Orient, la christianophobie institutionnalisée, l’amour, la tolérance et la paix, l’islam, la désinformation, le mensonge et la calomnie, Zemmour viré, Le Suicide français, les djihadistes avortés du ventre laïque de la République féconde, les zones de non-droit, les territoires perdus, si le FN passe je quitte la France, Robert Ménard, sa crèche, son « fichage », la bave et la meute, la loi sur le renseignement, Valls, la rage, l’amalgame, la stigmatisation, la cristallisation des discours, les valeurs de la République, la novlangue, le plug anal, la déconstruction de l’éducation, de l’Histoire, le genre, Belkacem, la haine, le doublement du nombre des mosquées, la destruction des églises, le changement, le remplacement, Taubira, le fiel, Les Républicains, la démagogie, les Femen, l’antiracisme, BHL, la propagande, la cinquième colonne…

Réveiller les consciences assoupies d’un peuple de zombies, de Charlie, un non-peuple de l’oubli, léthargique, de morts-vivants, avachis, titubant à peine étourdis vers l’abattoir du multiculturalisme. Plus belle la vie. Avant la mort.

Le 21 mai 2013, à 14 h 42, Dominique Venner offrait ce qui lui restait de vie dans un acte de « protestation et de fondation », devant le maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris, son Panthéon à lui.

« Il sera nécessairement toujours là aux côtés des cœurs rebelles et des esprits libres, confronté depuis toujours à l’éternelle coalition des Tartuffes, des Trissotins et des Torquemadas. »

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/chevalier-mort-diable,179890

Publicités
1 juin 2015

Faut-il interdire l’islam, comme le propose Robert Chardon ?

no-islam

La question mérite d’être posée peut-être à nos élus. Élus dans le sens de ceux à qui une majorité de concitoyens ont librement consenti, depuis des décennies, à donner les rênes du pouvoir ; qui, depuis 40 ans, se sont succédé dans une macabre et consistante alternance et qui, impassiblement, cyniquement, ont mis leur petite pierre à cet édifice républicain islamo-idolâtre, cette chimère multiculturaliste monstrueuse.

Faut-il poser cette question, entres autres (et la liste est loin d’être exhaustive), à Valéry Giscard d’Estaing par qui le regroupement familial fut introduit, à Nicolas Sarkozy le « Républicain » – Ricain pour les intimes – ou à ses amis du Qatar, à François Hollande son cousin, ou aux nouveaux partenaires commerciaux de la République équitable, au grand cousin d’Arabie saoudite, aux amis de Laurent Fabius en Syrie ? Posons la question aux dirigeants de ces nombreux pays où l’islam est seul culte qui prévaut, où toutes les autres religions sont prohibées, leurs adeptes persécutés en application des principes coraniques. Profitons de leur expérience séculaire, à ces thuriféraires de l’amour, de la tolérance, du monocultualisme sans frontière, partageons leur réciprocité en la matière, eux qui ont déjà trouvé réponse à la question et l’ayant implémentée durablement et efficacement.

Posons la question au Conseil constitutionnel. L’islam, phénomène fondamentalement fondamentaliste, essentiellement politique, l’islam en tant qu’idéologie qui légifère absolument tous les aspects de la vie « citoyenne », l’islam qui impose ses règles immuables sur, par exemple, la nature des aliments qu’il faut avaler jusqu’à la direction dans laquelle ceux-ci doivent sortir, est-il compatible avec les « valeurs de la République ». Celle-ci peut-elle accepter deux systèmes légaux sur un même territoire, sachant éminemment bien que la coexistence pacifique de deux systèmes juridiques dont les fondements sont diamétralement opposables n’est qu’un mensonge, une chimère de plus. De la poudre aux yeux des citoyens moutons marchant étourdis vers l’abattoir du multiculturalisme.

Et après l’odeur de la poudre, ce sera bientôt celle du soufre qu’on commencera à déguster, et ni la vente des livres de Zemmour, les articles partagés de Boulevard Voltaire, les chroniques de Millet, la syntaxe de Camus sur le Grand Remplacement ou même l’accalmie relative sur le front de Béziers n’y changeront rien. Et encore moins la possible victoire du Front national. Le temps de la paix est accompli. Révolu. Car à ce stade des festivités, il est de plus en plus clair que parler d’adversaires politiques est une notion de plus en plus surannée en République Charlie. Parler d’ennemis serait plus correct politiquement, et l’actualité est bien là pour nous le prouver.

Nous sommes à cette croisée des chemins, où nous devrions nous poser cette question à nous-mêmes et à tous ceux qu’on aime. Faudra-t-il un jour tout faire pour interdire l’islam en France, comme le christianisme est interdit en terre d’islam ?

Les adeptes de l’islam sauront se défendre car ils n’ont pas peur de mourir pour l’islam. Il nous faudra retrouver un idéal pour lequel nous serions également prêts à donner notre vie, afin de ne pas perdre notre âme. Cet idéal n’est pas la République laïque et maçonnique, mais cet idéal, c’est la France. La France, née du baptême de Clovis.

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/faut-interdire-lislam-propose-robert-chardon,176952