Archive for juillet, 2015

8 juillet 2015

Le loup est entré dans la bergerie

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À quoi servirait-il encore de pondre un papier de plus sur le énième massacre perpétré par Yassin truc ou Mohamed machin, sordide et islamique relevant plus du pléonasme cultuel que du fait divers tragique et prévisible ?

Un copier-coller suffirait parmi le choix pléthorique d’articles rédigés dans toutes les langues et sous toutes les latitudes, sur les non moins pléthoriques signes ostentatoires et récurrents d’amour, de tolérance et de paix perpétrés aux quatre coins de la planète, au nom de l’invariable « religion » de vous savez qui. Il suffit de changer nom et prénom du dévot du jour aux sévices d’Allah et, pour les chroniqueurs paresseux ou ceux occasionnels en manque d’inspiration après une journée de travail, le tour est joué.

Copier-coller la religion, facile. Toujours la même. Une valeur sûre. Le reste aussi. Copier-coller la mise en scène républicaine, le déplacement des « responsables » politiques sur les lieux de l’attentat, leurs réactions en 140 caractères, la tronche déterrée des mauvais jours de l’irresponsable en question, l’émotion, les « ne pas céder à la peur », « ne pas créer des divisions inutiles », les suspicions intolérables, les valeurs de la République en danger – étonnamment, ce n’est jamais de la France qu’il s’agit, quand il y a péril des valeurs -, puis suivra le discours sur la montée des extrêmes, à votre droite toute la montée des extrêmes, et surtout, surtout, ne pas verser dans « l’amalglaglagame » ou quelque chose du genre.

Viendront ensuite conjointement les critiques de « l’opposition », les larmes de crocodile des responsables du culte concerné, comme par exemple le Collectif contre l’islamophobie en France pour qui le véritable danger n’est pas le djihadisme mais l’islamophobie – tu parles, Mouloud, tu parles -, leur refrain bien rodé du « Ça n’est pas ça, l’islam » – bande de mécréants lobotomisés par 40 ans de JT de 20 heures -, puis, Charlie oblige, les « Je suis machin », les « Je suis truc ».

Ce sera enfin le tour de l’équipe télé qui ira, en exclusivité, interroger en boucle la famille du djihadiste, évidemment prioritaire sur celle de la victime ou de ses proches. À tour de rôle, l’épouse éplorée, le frère étonné, le voisin de palier consterné. Sans oublier l’imam de la mosquée du coin au discours bien rodé. On commence à connaître. De plus en plus prévisible.

La routine, somme toute, bien conventionnelle, une chorba réchauffée. Pourtant, nous vivons et allons vivre une époque non conventionnelle, une guerre dont on veut absolument taire le nom, une guerre, longue et éprouvante comme tous les conflits sanguinaires, imprévisible et non conventionnelle, où l’ennemi, ses armes et ses méthodes seront non conventionnels, un martyr qui n’a pas peur de mourir ; votre employé, votre voisin ou votre épicier du quartier. Les tranchées seront nos rues, les champs de bataille nos villes.

Hélas, nous sommes depuis bien longtemps en guerre, mais nous ne le savions pas. Ou plutôt, on ne voulait pas qu’on le sache. En guerre depuis que le premier loup est rentré dans la bergerie, le poulain dans Troie. Depuis, le poulain a grandi.

Il faudrait une étincelle pour que tout éclate, pour qu’il y ait une révolution, un sursaut de survie. Il faudrait une étincelle, alors qu’il y a là, devant nos pupilles, un incendie qui est en train de nous consumer.

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/loup-entre-bergerie,184494

8 juillet 2015

Au Lavandou, la messe est interdite pour ne pas attiser les tensions confessionnelles

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Dans la lignée des accommodements raisonnables et autres capitulations devant l’islam dit de France, le maire UMP du Lavandou, Gil Bernardi, vient d’interdire dans sa ville la célébration de la messe estivale « en plein air » qui s’y tenait depuis plus de 20 ans. Les raisons louables invoquées étant, « dans un contexte de tensions confessionnelles » et à la suite des événements du 7 janvier 2015, « de ne pas attiser les critiques des adeptes de la laïcité, comme à ne pas exposer les paroissiens au geste d’un déséquilibré ou d’un fanatique ».

Et si j’étais moi-même ce déséquilibré ? Alors, oui, je l’avoue, je fais mon coming out : je suis un déséquilibré car j’ai peur de l’islam.

Heureusement, je suis aussi Charlie et je marche main dans la main pour la « liberté d’expression » et celle, encore permise, de penser. Ai-je donc le droit, en République Charlie, de lire le Coran, les hadiths, d’étudier l’histoire de l’idéologie islamique depuis son avènement et d’apprécier, ainsi, sa véritable nature ? Ai-je le droit de critiquer l’islam, de le désapprouver, de contredire ses préceptes, de mettre en évidence ses mensonges, de condamner la violence immanente qui suppure de ses dogmes, les affabulations de son prophète et la vérité sur celui-ci, ses meurtres, ses massacres, ses pillages, ses persécutions des femmes et des mécréants ?

Si nous sommes tous Charlie, avons-nous le droit de constater que l’islam est une idéologie sectaire, liberticide, qui use de notre humanisme mal placé pour nous conquérir ; avons-nous le droit de dire que la modération de l’islam est fausse et calculée : une imposture ?

Avons-nous le droit de prouver que l’islam majoritaire devient invariablement inhumain et cruel, que nous sommes détestables à ses yeux, des kouffars, des sous-individus contre lesquels toute persécution est recommandée, justifiée, voire une obligation divine, un acte pieux qui sera lubriquement récompensé au paradis. Avons-nous le droit, toujours dans l’esprit Charlie, de librement détester l’islam, autant que ses adeptes ont l’obligation divine de nous haïr ?

Avons-nous le droit, dans l’esprit Charlie et celui de la liberté d’expression, de signifier que nous avons clairement compris l’islam, et que nous sommes de plus en plus nombreux à le comprendre ?

Nous devons réclamer tous ces droits. Le droit de nous exprimer, le droit de penser. Mais pour nous les réapproprier, nous aurons aussi des devoirs.

Le devoir de nous lever, de nous réveiller de notre tolérance apathique, de manifester haut et fort, de nous révolter pour notre dignité, pour nos enfants, pour notre passé et notre avenir, pour nos principes moraux, pour notre grande nation, pour la France, pour nos grandes cathédrales et nos petites églises et le véritable humanisme de ce qu’elles représentent, pour nos morts, nos vivants et pour nous, les morts-vivants, pour ceux qui sont morts pour qu’on acquière ces droits et pour ceux qui mourront pour les préserver, pour ce soldat inconnu, que son sacrifice ne soit pas vain, et pour tous ces inconnus, nos concitoyens de souche, ces mécréants anonymes qui se font harceler, agresser, souiller, humilier parce que non-musulmans, dans le silence horrible et complice des collaborateurs et celui de notre indifférence.

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/lavandou-messe-interdite-ne-attiser-tensions-confessionnelles,183822

8 juillet 2015

Avortement : le « pousse-au-crime » d’Amnesty

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Récemment, l’Irlande légalisait, par voie référendaire, l’union de deux personnes du même genre, proposant en conséquence d’amender la Constitution d’un des pays les plus catholiques du monde.

L’effervescence jouissive de la propagande planétaire fut évidemment, et comme à l’accoutumée, à la hauteur de l’événement, à l’instar de toutes les victoires de plus en plus routinières des conquêtes progressistes et des mouvements de libération de la nouvelle espèce humaine, citoyenne du monde.

La grande et vénérable institution médiatique de Her Royal Highness, la BBC, était même de la partie. « L’Irlande catholique est morte et enterrée », jubilaient certains commentateurs y officiant. Morte et enterrée. RIP. Chez nous, en un peu moins grand et beaucoup moins vénérable, Nicolas Sarkozy s’est dit « assez impressionné par le oui irlandais » du référendum sur ledit mariage. Un peu moins impressionné, en tout cas, que le non de ces mêmes Irlandais, et accessoirement celui des Français, lors du référendum sur le traité de Lisbonne dont il fit imposer un second vote pour les premiers et un passage lubrifié et en douce, par voie parlementaire, pour les seconds.

Décidément comme avec le petit Nicolas, tous les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas. D’ailleurs, n’était-ce pas sous la marque indisposée UMP que Sarkozy voulait abroger le mariage pour tous, et maintenant, sous la marque déposée Les Républicains, que Nicolas se dit impressionné. À gauche, le changement, c’est maintenant ; à droite, les changements, manifestement, c’est perpétuel. Soit. Passons.

À l’applaudimètre se trouvait également une autre vénérable institution, grand défenseur des droits de l’homme, de la femme, des enfants et des minorités sans défense et persécutées à travers le monde, Amnesty International, qui, pour enfoncer encore plus profond le clou dans le cercueil de cette Irlande morte et enterrée, et toujours soucieuse des droits élémentaires de tout être humain, vient d’exiger diligemment d’y légaliser enfin, après le mariage pour tous, l’avortement pour toutes. Pour Amnesty, le vote du vendredi 22 mai représente « à plusieurs niveaux une étape vers le retrait du huitième amendement de la Constitution, qui donne les mêmes droits à la vie à une mère et à un embryon ».

Amnesty, qui considère qu’interdire le voile intégral est une entrave à la liberté de la femme, milite activement en faveur de l’adoption pour les couples de même sexe, défend le principe selon lequel la PMA doit être accessible à tout le monde, nonobstant l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et qui se prononce sans ambiguïté contre une prohibition généralisée de la GPA, de rajouter qu’en Irlande, « les droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles sont quotidiennement bafoués à cause d’une Constitution qui les considère comme de simples réceptacles à bébés ». Des réceptacles à bébé, n’est-ce donc pas là la quintessence idéologique de la gestation pour autrui pour laquelle Amnesty milite ouvertement ?

Amnesty, qui défend les droits des enfants dans le monde, qui y dénonce les infanticides, la maltraitance et les génocides, souhaite cautionner somme toute une espèce d’apartheid gestationnel qui déchoit de ses droits fondamentaux, notamment le droit à vivre, un être humain dont la seule circonstance aggravante est celle d’être encore in utero, et accuse haut et fort qu’en Irlande « avorter est toujours un crime ».

Chez nous, les valeurs de la République sont complices de plus de 200.000 avortements par an ; et, avec la suppression du délai de réflexion récemment voté à l’Assemblée nationale et la pénalisation du délit dit « d’entrave », ce nombre ne saurait qu’augmenter ; multiplions-le par cinq et, en une demi-décennie, Amnesty aura peut-être enfin son équivalent-génocide à décrier, ces avortements de masse, armes de destruction massive par infanticide interposé.

Peut-être que sous cet angle précis, cette noble officine persistera à clamer haut et fort qu’« avorter est un crime ». Contre l’humanité.

http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/avortement-pousse-crime-damnesty,182193